LGV-PACA / Sarkozy, Borloo, Bussereau ont choisi le tracé métropoles.

Publié le par GT/APAC

LGV-PACA :  Sarkosy- Borloo- Bussereau ont tranché pour le tracé métropoles
         Mais un tracé peut en cacher un autre ...

 

« En décidant de choisir le tracé Métropoles, l’Etat rend un signalé service à ses maires UMP qui sont aussi ex-ministre de l’aménagement du territoire, députés… Si le coût à la hausse de ce tracé n’arrête pas les décideurs, on ne voit pas comment ce projet va aboutir dans les 10 prochaines années sans ponctionner les collectivités territoriales et les contribuables. De MM Chiotti, Estrosi, Gaudin, Falco à M. Vauzelles, le consensus a fonctionné. Le clivage gauche-droite s’est refermé sur les citoyens au nom du sempiternel « intérêt général ».

 

►L’ incohérence de ce choix interroge :

- Quid des engagements du Grenelle de l’environnement ?

- Comment concilier la Plaine du Var, espace remarquable, le PNR des Maures et le trajet d’une LGV ?

- Comment régler le goulot d’étranglement de Toulon,  entre mer et montagne ?
- La variante Aubagne/Cuges/Le Beausset/La Seyne- est une balafre de plus dans une zone sensible (PNR de La Ste-Baume à proximité).
-  Quelles gares aéroports vont être créées ? La Pauline ? Cuers? La leçon de la gare de l’Arbois n’a jamais été tirée. La proposition du maire de La Seyne est sans doute moins mauvaise mais ne tient pas compte de la portée sociale, environnementale et économique du projet global.

- Si ce trajet veut utiliser les voies existantes, ce ne sera jamais qu’un TER à grande vitesse, ce qui est suffisant pour l’usage que pourront en faire les Provençaux. Car la question des réseaux de proximité reste entière pour eux. Si, au contraire, c’est une voie en site propre, les conséquences humaines et environnementales seront très sensibles.

 

►Ce qui explique que la mobilisation qui n’a jamais baissé va reprendre avec plus d élan.

L’unique logique de certaines associations (Toulon-Var) et de certains élus (Bouches du Rhône, Var surtout, et Alpes maritimes a été d’attendre que la décision soit prise. En espérant que leur commune serait épargnée. Cette politique du « pas chez moi, chez mon voisin » est la pire des solutions qui a favorisé la division, instrumentalisée par le médiateur Cousquer.

Aujourd’hui, les cartes sont redistribuées. Les élus et les associations vont devoir répondre à ce nouveau dispositif. Aucun projet n’est viable tant que les bilans (environnementaux, sociaux, financiers, maillage des TER) ne sont pas mis à plat. La mobilisation ne fait que commencer, elle sera longue. Le financement restera sans doute le facteur important de ce projet (8 milliards avoués ou plus de 20 in fine ?). Un tunnel de 10 km sous Marseille est estimé -aujourd'hui- à 1 milliard d'euros. Combien pour Toulon quand on sait que 60 km de sous-terrain sont prévus sur l'ensemble du tracé (AFP 30/06)?
Si cette décision satisfait aujourd’hui des élus, elle  risque demain de se heurter  à la réalité financière. Sans compter le raccordement à Gênes et les cohérences à trouver face au train pendolino.

 

 Dans l’immédiat, le refus de tout trajet LGV demeure pour nous la seule réponse cohérente face à l’incertitude d’une autre politique ferroviaire fondée sur la proximité et la réponse à la demande sociale des usagers en Provence. »

Publié dans Territoire

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