LGV-MEDIATIONS, CITOYENNETE & Cie...

Publié le par GT/APAC

LGV-MEDIATIONS, CITOYENNETE & Cie…

 

La politique gouvernementale est en train d’en prendre un sacré coup. Partout, après plus d'un an de gouvernance placée sous le signe des «  réformes », les réactions hostiles de couches sociales de plus en plus larges s’accumulent dans tous les domaines : retraites, services publics, emploi. Le chômage touche tous les secteurs, privés et publics confondus. Et la liste s’allonge. L’impossible reconversion des constructeurs automobiles tient à l’impossible reconversion du productivisme. On « rationalise » l’outil de travail, on dégraisse, on invente le licenciement « volontaire », à défaut de trouver des solutions globales. La révolte sociale gagne nos dernières colonies départementalisées (Guadeloupe, Réunion, Martinique, Guyane). Là, les plus démunis refusent la vie chère et le système d’une économie aux mains d’une minorité de profiteurs. M. Jego fait l’aller-retour entre Paris et Pointe-à-Pitre. Retour avec un médiateur, sans solution donnée aux revendications d’un immense mouvement social, annonciateur d’autre chose à court terme, si le ministre, téléguidé par l’Elysée,  continue à cultiver sa… surdité.

 

            Le gouvernement Sarkozy a trouvé une nouvelle méthode, vieille comme le monde. Devant la montée des mécontentements, il a sorti l’arme imparable : le Médiateur, la Médiatrice sont de retour.

-Médiateur en Guadeloupe face au mouvement social.

-Médiatrice pour la contestation face à la « réforme » de la recherche.

-Médiateur pour le tracé de la « LGV-PACA » face à la montée en puissance des oppositions.

 

Pour ce dernier « dossier » centraliste,  prioritaire et favorable à un tracé Paris/Nice le plus court, les contradictions gagnent la classe politique.

 

A droite, l’opposition à un « tracé-nord » présumé se nourrit d’une absence de prise en compte de Marseille et Toulon ; la mairesse d’Aix ayant, de son côté, levé le drapeau de la défense des viticulteurs de la Ste-Victoire. Aix-Marseille contre Nice et le grand silence de H.Falco,version juge et partie! :Nous avons là tout le niveau d'une stratégie nano-régionale! Si le ridicule tuait...J-Cl..Gaudin a déjà annoncé, lors de la réception des élus régionaux à Paris, qu’un médiateur allait entrer en scène et qu’une décision sera prise… en juin.

 

           A gauche, M.Vauzelle veut sa LGV, quel que soit le prix social et environnemental à payer. Pour la participation financière de la Région, les Provençaux y contribueront. L’argent public, déjà difficile à trouver, y pourvoira. L’annonce d’un report de décision est saluée par le président de Région comme un fait positif.

 

            On connaissait la fonction des commissions mises en place autour des dossiers sensibles. On savait que tous les rapports sur les sujets ayant trait au pouvoir d’Etat (comme le nucléaire) avaient peu de chance de trouver une oreille attentive. De même, on apprend que le moratoire sur les OGM serait remis en question. Voici venir le temps de la/du médiateur. On réinvente une temporisation qui a déjà fait long feu en d’autres circonstances.


            La ficelle est grosse, mais l’enjeu est de taille : il s’agit de prendre la décision finale choisie par le pouvoir, sans tenir compte du débat citoyen. Tout cela relève d’une politique d’ensemble. La recette est vieille, la « démocratie parlementaire » fera le reste. Emballé, ficelé, circulez, le train des « réformes » passe.

 

Pour les Provençaux, il est vital que le marché de RFF échoue et que la voix des citoyens se fasse entendre. Samedi, à St-Maximin, les opposants seront nombreux, encore plus nombreux, pour renforcer un non citoyen, pour un autre projet d’aménagement régional.

 

Publié dans Territoire

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article