La classe politique en (dés)ordre de bataille

Publié le par GT/APAC

 

 

Parti Socialiste : Une FIN de PARTIE très Vème République

 

 

Après les exploits chiffrés de Ségolène et de Martine, la “nouvelle” ligne politique du Parti Socialiste va faire des adeptes au centre, à droite et à l’extrême-gauche.

 

- La gauche du parti, qui s’est ralliée à cette idéologie social-démocrate, historique depuis le grand tournant (prévisible)de F.Mitterrand, a manqué une ouverture politique que beaucoup de membres du PS espéraient. Il est vrai que le barrage anti-Royal a pris là aussi le pas sur tout débat et programme politiques. Il est vrai que la question du pouvoir, personnel en l’occurrence, s’intègre bien dans le moule de la Ve République.

 

   En écho dans le Var, le secrétaire fédéral sortant, très critiqué sur sa gauche et ses performances électorales, a préparé sa sortie en présentant à la fédération une jeune centriste, moderniste, dont l’autosatisfaction pour ses résultats des dernières municipales, est à l’aune de la pensée dominante de son parti. Pas de surprise, on connaît la musique : c’est toujours le centre qui fait la synthèse et qui gagne… Une exception : le maire de La Seyne qui s’est présenté contre la direction fédérale sortante. Et s’il a été battu, c’est tout à son honneur d’homme politique qui joue l’ouverture…à gauche. Chose assez rare en ces temps de poussée conformiste pour être souligné.

 

- La droite extrême, en perte de vitesse (pas de commentaire sur l’événement de sa part),  pourrait y trouver une roue de secours à son discours populiste.  

 

- F. Bayrou est au coin du bois. Son silence est mesure d’espoir : il sait attendre que de nombreux déçus du “socialisme” le rejoignent. Pour lui, aussi, le pouvoir est au bout de la logique présidentialiste. Aucune déclaration en ces temps difficiles. Sinon celle réaffirmée (1) qu'en Ve République, le chemin du pouvoir passe seulement par l'élection présidentielle...

 

- Le PC, qui n’arrête pas de dire qu’il faut changer de ligne, continue à régler ses comptes internes. Mais les feux de la rampe ne sont pas de son côté, en ces temps de « royalisme ».

 

- Les anciens de la 4e Internationale (tiens, on n’en parle plus, et c’est pas plus mal…), qui ont pris le nouveau visage du jeune et remuant Besançenot, se retranchent également dans la non intervention polie. Ne croyez pas qu’ils se retirent du “débat” démocratique auquel les médias nous ont habitués. Le fin mot d’une histoire lamentable (qui aura le pouvoir de Ségolène ou de Martine ?) permettra de planter leur clou…in fine.

 

 - 40% d’abstentionnistes désabusés et les populistes à l’agachon vont de nouveau clamer le slogan “Tous pourris”!

 

     Fin de partie

 

La démocratie, déjà bien malade, n’est plus qu’un “flatus vocis”. Le réveil sera encore plus dur. Mais Ségolène, battue, annonce déjà qu’elle sera candidate en 2012. Par son aveuglement extralucide, la dame de la rue Solferino a sans doute, une fois de plus, tiré les leçons de ses deux derniers échecs…

Face à cette gauche traditionnelle où tout le monde joue à qui perd gagne, c’est, sans doute, N. Sarkozy qui va siffler la fin de la partie ."

 

(1) 30/11/08, sur la 2e chaîne

 

Tout commentaire est souhaité. Merci.

 

 

Publié dans Citoyenneté-Politique

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