ELECTIONS MUNICIPALES ET CANTONALES - Mars 2008 - PAYS VAROIS -

Publié le par GT/APAC

ELECTIONS MUNICIPALES ET CANTONALES de Mars 2008 en PAYS VAROIS

 
Faisons le point au moment où la classe politique se prépare à affronter de nouvelles élections.

 

La sortie de la présidentielle et des législatives a fait du Var un espace politique sans nuances, bleu foncé, sans partage.

 

L’électorat d’extrême droite s’est porté, en partie, sur le clan Falco et ses affidés UMP. La droite varoise a bénéficié du désaccord d’une gauche en panne d’idées nouvelles, plus préoccupée par le maintien de ses élus que d’une réelle volonté de faire du neuf et d’ouvrir une place à la société civile. 7/7 : tel fut le résultat des législatives en faveur de la droite traditionnelle. Quant au centre, la personnalité de F. Bayrou n’a pas trouvé sur place des personnes capables de porter un discours un peu différent de la droite classique. Bien au contraire, il semble que les difficultés du Modem pour se mettre en place soient liées aux mêmes problèmes de personnes déjà élues (Toulon, Sanary…) et qui tiennent à garder leur pouvoir municipal.

 

Les Municipales de mars 2008

 

Une telle leçon mérite réflexion. Qu’en est-il aujourd’hui ?

 

La droite sarkoziste au pouvoir mène une politique sociale de réformes qui ne va pas dans le sens de la défense des citoyens les plus défavorisés, bien au contraire. Ses retombées dans notre région sont déjà visibles et devraient faire réfléchir ceux qui se sont laissés prendre au petit jeu des promesses : pas de reprise de l’emploi, précarité maintenue, impôts en hausse pour les classes moyennes, ISF maîtrisée (dans une ville comme la Seyne, 40% de Rmistes ne peuvent évidemment pas être imposés). Une autre politique de l’emploi devrait répondre en leur direction…

 

La gauche (PS-PC), fortement divisée à la sortie du référendum de 2005 n’a pas retrouvé l'équilibre qui lui permette de passer à l’offensive. La présidentielle a cristallisé des enjeux de personnes plus que de programme. Les divisions au sein du PS ont éclaté ici aussi au grand jour, sans doute un peu  moins visibles et audibles que ne le fait en écho quotidien la place forte de la communication parisienne.

Le PC n’a pas échappé aux conséquences de sa chute régulière : il n’a pas retrouvé son électorat populaire. Beaucoup de citoyens qui votaient FN ont voté UMP. Sa stratégie d’union n’a guère évolué : c’est toujours autour de lui que les citoyens, les associations ou les partis progressistes sont conviés à se joindre. L’extrême gauche trotzkiste qui fut longtemps la bête noire de sa politique internationale, entre autres sujets, est aujourd’hui invité à se joindre à des listes d’union. Ouverture ou faiblesse accrue ?

 Les écologistes du parti des Verts n’ont pas échappé à cette situation héritée notamment du référendum européen. Leur participation au gouvernement de gauche et leur impossibilité de faire évoluer celui-ci sur les grandes questions de société (énergies, nucléaire…) leur ont porté préjudice. Cette situation, nous la retrouvons dans tout le Pays varois.

 

Une autre voie, citoyenne, impossible ?

 

Dans notre commune d’Ollioules, le rapport des forces  n’a vraiment pas changé. La droite s'est renforcée.

La droite aux affaires a continué sa politique antisociale (Surtout pas d’HLM, logements sociaux alibi au compte gouttes, projets d’habitats résidentiels et commerciaux dans lesquels une part est décrétée « sociale », avec des loyers qu’un Rmiste ne pourra jamais payer, transformation des zones agricoles en zones commerciales, etc…). Le bâtiment est en pleine expansion. Cherchez l’erreur…

Il y a six ans, nous avions l’espoir, en créant notre Association Pour l’Alternative Citoyenne (APAC), que la gauche locale allait relever le gant. Il n’en n’a rien été. Les conseils municipaux soporifiques se sont succédés, sans grands reliefs, assortis de votes sans grande portée, suivis par une poignée de citoyens. Passe encore, une pratique de terrain pouvait être espérée. Il n’en fut rien pendant six ans. Toute demande de contact ou de concertation fut royalement ignorée. Mais d'expérience, nous savons que le sectarisme finit toujours par se retourner contre ses promoteurs.
         A la veille des municipales, le retour à l’élection la fait sortir du bois, encore plus divisée qu’il y a deux mandatures : le PS ira seul à la bataille, tandis que le PC cherche à s’allier avec une LCR inexistante dans la commune. Les Verts ont disparu de la circulation.

L’APAC, qui n’a pas pour autant démérité, n’a pas rassemblé cette portion de la population démotivée et qui ne croit plus aux promesses des uns ou des autres. Les membres de sa liste aux dernières municipales n’ont pas donné suite à une courageuse initiative de quelques femmes et hommes qui souhaitaient faire la politique autrement. Mais que sont-ils devenus, une fois l’élection terminée?

Le bilan de notre association doit être fait avant ces élections. Quel que soit le résultat, il est fort probable qu’elle ne donnera pas de consigne de vote
         A suivre.

 

 

Publié dans Citoyenneté-Politique

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