LE TCSP ENTERRE DEFINITIVEMENT LES DERNIERES TERRES AGRICOLES

Publié le par GT/APAC

Le TCSP enterre définitivement les dernières terres agricoles de l’Ouest Var.

 

Nous l’avions déjà dit : le retour au TCSP (tramway intercommunal) n’était qu’une redécouverte d’un moyen de locomotion, certes modernisé, mais qui existait encore dans nos villes côtières à la fin des années soixante. La crise des énergies fossiles, l’accroissement des déplacements automobiles privés et l’impossibilité de répondre par des moyens efficaces de proximité aux déplacements publics urbains et interurbains n’ont fait qu’amplifier les difficultés humaines, sociales et économiques du projet.

 

La recherche d’un site propre entraîna des bouleversements dans l’habitat -et notamment dans les quartiers du centre ville de Toulon. L’absence de concertation digne de ce nom ne fit que compliquer la lisibilité d’un dossier dont l’absence de pédagogie des politiques locaux est un handicap supplémentaire. Ainsi la kyrielle de préemptions et de ventes forcées sur l’habitat et les petits commerces de Saint-Jean, l’inévitable saignée qui attend le Pont du Las ont-elles été ressenties comme une expropriation vitale d’un territoire et d’une population composée de petits salariés qui sont le coeur de la vie toulonnaise.

 

Rien n’a fait changer le point de vue des aménageurs et des politiques de la communauté d’agglomération. 

 Sur la commune d’Ollioules, le dernier conseil municipal (17/12/2007) enregistre un trajet destructeur des dernières terres agricoles et le rachat par la Communauté de pans importants de structures agricoles (Marché floral) abandonnées aux aménageurs et donc au privé (1). L’AMAP des Olivades est une des dernières entreprises agricoles de proximité à se battre contre les géants de la distribution.

 

Mais le pire n’est pas encore visible pour l’habitant ollioulais peu au fait de la politique municipale :

 

- un TCSP qui ne dessert pas le centre ville –ou ses abords les plus proches- n’a aucune justification d’intérêt général. En revanche, il opère une saignée (chemin de la Bouyère) chez les riverains. On pouvait trouver un autre trajet pour rejoindre La Seyne. Mais les terrains militaires qui se trouvent à proximité de Lagoubran sont intouchables.

 

- En passant par le nouveau Grand Var- Ouest qui est en train de se construire selon les orientations de la municipalité, le trajet a un but immédiat : se mettre au service les grandes surfaces qui se portent on ne peut mieux. Le petit commerce de proximité du centre ville appréciera, s’il n’a pas encore compris les grandes orientations économiques du maire que nous n’avons cessé de dénoncer depuis les deux derniers mandats.

 

- En évitant la desserte des points socialement stratégiques de la commune, le trajet du TCSP opère un parcours d’évitement de la Commune d’Ollioules.

Si cette politique erratique n’est pas perdue pour tout le monde, elle fait une fois de plus l’impasse sur l’intérêt public. Que M. Beneventi nous démontre le contraire.

 

(1) La cerise sur le gâteau : sur ce site du marché floral, TPM projette la réalisation d'un Pôle Mer ! On aura tout vu. Le maire de La Seyne, M.Paecht(UMP), aurait pu envisager la transformation du site des ex-chantiers navals : il y aura du bâti haut de gamme et pas de pôle de recherche et de transformation ! Mais faire un Pôle Mer en rase campagne, fallait y penser! Il est vrai que nos édiles n'ont jamais su oeuvrer en direction du secteur public : M.Paul, ancien maire( PC) de la Seyne, n'avait-il pas donné le feu vert à un CFA privé?
L'ouest varois? Nous sommes au coeur des logiques politiciennes et des dérives libérales.

Publié dans Citoyenneté-Politique

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