TOULON-PROVENCE-MEDITERRANEE AU SECOURS DE M.BENEVENTI

Publié le par TAUTIL gérard

 

La réunion du 8 mars sur l’aménagement de la zone de Piedardant a été un grand pas dans la dépendance de la commune à la politique du Grand Toulon. Certes, on accepte que la politique de Communauté de communes réponde à la demande d’aménagement de secteurs propres à l’entretien des communes (voieries, déchets…). La règle étant la transparence, en ce qui concerne le dossier sensible du foncier, nous exigeons plus de clarté.

 

Or la clarté n’était pas au rendez-vous de cette concertation organisée autour de tableaux vite rangés après un débat très contrôlé par le maire, allant jusqu’à couper la parole aux intervenants qui dénoncent un projet qui essaie de passer en force. La démocratie n’est pas unanimiste, elle a un prix, celui de savoir être à la hauteur des responsabilités municipales, celui de savoir écouter jusqu’au bout des citoyens directement touchés par des tracés de voieries que rien ne justifie.

 

En se défaussant sur TPM, le maire contredit les obligations auxquelles il est tenu vis-à-vis du POS d’Ollioules. Les contraintes légales du POS sont ignorées :

- pas de plan d’alignements,

- non respect du bien des propriétaires,

-voies tracées au cordeau en dépit des constructions nouvelles, notamment celle d’un agriculteur entre les chemins de la Mistralade et de la Bouillonne.

- Le tour de passe-passe qui consiste à faire passer le projet dans le cadre d’un « syndicat mixte » (argument de la responsable administrative de l’Urbanisme) contredit les règles d’urbanisme.

- Et que dire des offres de TPM aux riverains alors que l’enquête d’utilité publique n’a même pas eu lieu ? « Conciliation » dira le représentant de TPM. « Illégalité » répondrons-nous.

 

Quel est le véritable projet qui se cache derrière ce jeu de massacre ? L’ouverture d’une zone constructible tous azimuts ? Le découpage arbitraire des parcelles, auquel s’est livrée préalablement la municipalité, pour imposer aux riverains un type de construction (commerces, habitat privatif) le laisse penser. A la question du « sens  du projet » posée par une intervenante, il n’est rien répondu. Il s'agit vraissemblablement de satisfaire quelque intérêt privé aux dépens de l'intérêt public.Les futurs permis de construire (qui seraient en attente?) le démontreront sans doute.Un immeuble privé est envisagé à des fins qui ne relèvent pas de l'intérêt général. La route future entre les chemins de La Bouillonne et de La Mistralade n'a pas d'autre justification.

 

Entre l’apparition de commerces le long de l’avenue de La Cagnarde et l’entrée Sud, les grandes surfaces qui étouffent le commerce de proximité, la liquidation des zones agricoles et la floraison des zones commerciales des communes limitrophes, on a déjà plus qu’une idée de ce qu’ils veulent laisser aux générations futures : un monde de béton, un marché aux ordres de la publicité des grands groupes, des citoyens transformées en consommateurs dociles.

 

Non M. Beneventi, de ce monde que vous voulez nous imposer,  nous ne voulons pas !

 

 

Publié dans Territoire

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Jestin 22/07/2007 11:15

Je souscris totalement au texte de G.T, mais on ne pouvait pas attendre autre chose d'un politicien de droite( élu démocratiquement ).On peut espérer une prise de consience de la population, mais pour quand ?.