NUISANCES, POLLUTIONS et...BUSINESS?

Publié le par TAUTIL gérard

 

 

OLLIOULES :

NUISANCES, POLLUTIONS ET... BUSINESS?

 

Préservation de la nappe phréatique, dans l’axe de l’avenue de La Cagnarde ( J. Monnet) au puits de Pépiole.

 

Depuis quelques années, une situation ambiguë, relative à l’exploitation d’un centre de compostage- SEF  Environnement- se poursuit dans l’indifférence des collectivités. Cette société est titulaire d’un marché public conclu en 2005 avec le SITTOMAT par la société SEF, attributaire du lot N°6 (au montant 915.940€- date de notification : 1er sept.2005).

 

Deux sites géographiques sont concernés sur cette même zone : l’une, avenue de La Cagnarde/ J. Monnet, à côté de Gam Vert, l’autre à Camp Laurent/zone d’Ollioules, à côté des étangs de pêche.

 Les nuisances ont concerné les riverains pendant plus de deux ans : odeurs, mouches .Aucune étude d’impact n’a été effectuée en ce qui concerne le ruissellement des jus vers la nappe phréatique. Les riverains s’étant mobilisés, deux arrêtés préfectoraux ont imposé à l’entrepreneur d’abandonner le processus de compostage : les sites ne présentaient pas toutes les garanties de conformité.

           

            Il semblerait que les plaintes ont été entendues :

les nuisances olfactives ont disparu. Par contre, sur le premier site les broyats restent entreposés (site mitoyen de Gam Vert). Qu’en est-il des jus lors des incidents pluvieux ? L’arrêté préfectoral semblerait ne jamais avoir été appliqué : nettoyage complet du site.

 

Sur le deuxième site (site mitoyen de l’étang de pêche), la noria de véhicules chargés de déchets verts est soumise au broyage et, selon des rythmes très aléatoires, ceux-ci sont évacués sur Cuers (au col de la Bigue, « Font de Garrel »). En octobre 2006, les Cuersois se sont mobilisés à partir d’une pétition de près de 1000 signatures adressées au préfet (Nice Matin. 27 oct. 2006) pour s’opposer aux processus de compostage traités au détriment des lois environnementales. Il est vrai qu’un arrêté préfectoral (9 déc. 2005) demandait l’arrêt de l’exploitation jusqu’à ce que la station soit conforme.

 

Les riverains s’interrogent malgré tout sur l’impact actuel, particulièrement l’incidence sur la nappe phréatique : les végétaux provenant des nombreuses communes de TPM sont tous des végétaux traités par les collectivités avec des insecticides. Le lessivage de ceux-ci par l’eau de pluie par exemple, n’entraîne-t-il pas ceux-ci vers la nappe? Quelles conséquences ?

 

 

 

Une interrogation s’impose :

 

- Quelle solution a été trouvée par SITTOMAT et son prestataire pour être en harmonie avec les lois environnementales et la mise en application du marché attribué ?

- Les collectivités ne peuvent pas s’appuyer sur de telles ambiguïtés pour gérer un problème fondamental qui, actuellement, retient toutes les attentions, et qui de plus, doit se réaliser en relation avec la Directive cadre européenne de la loi sur l’eau. La législation doit être appliquée, les nouvelles sources des profits strictement contrôlées.

 

                                              

                                                                                  Observations faites après enquête

                                                                                   Mai 2007

Publié dans Environnement

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